Boosteur d’intelligence sociale

Ce que Gone Girl t’apprend sur la vie de couple (et pourquoi tu vas prendre cher)

par | 16, Jan, 2017 | Les relations amoureuses et sociales dans les films | 4 commentaires

La semaine dernière, je regardais Gone Girl pour la quatrième fois. Tu vas me dire que c’est beaucoup et que je suis un no-life pour avoir du temps à perdre en revoyant un film que je connais déjà. Ce à quoi je répondrais que toi aussi, tu as probablement regardé au moins 10 fois la trilogie du Seigneur des Anneaux (ou 50 Shades of Grey, mais là…) et que tu as du culot de me jeter la pierre.

Ou alors, je te répondrais tout simplement que toi aussi, tu dois (re)voir Gone Girl le plus vite possible, afin que tu puisses l’apprécier sous un jour nouveau, à travers cet article.

Attention, cet article contient des spoils (tu es prévenu(e) !). Si tu ne l’as pas encore vu, je te le conseille vivement.

Ma femme me dit parfois : « Pourquoi est-ce que tu ne m’accompagnes plus jamais faire du shopping ? Tu adorais ça avant. »

Sauf que je n’ai jamais eu le moindre intérêt pour le shopping, j’essayais juste de la séduire !

Mais on pourrait tout aussi bien comparer le mariage à la relation qui se noue entre un cinéaste et un studio au moment des préparatifs d’un film : « Ne me dis pas la vérité, dis-moi ce que j’ai envie d’entendre. »

« Ne me dis surtout pas combien ça va coûter. » (Rires)

David Fincher (Réalisateur de Gone Girl)

Gone Girl. Une fiction qui pourrait bien t’arriver…

… si tu ne prends pas garde !

Professionnalisme oblige, je suis obligé de te faire un petit topo du film et son scénario.

Gone Girl est un film de David Fincher, tiré du livre du même nom. Je ne m’attarderai pas sur le livre car je n’ai pas eu le plaisir de le lire.

 Concernant le scénario (grosso modo), il se base sur l’histoire d’un couple à la fois ordinaire et pas comme les autres. La principale distinction avec le commun des mortels passe par le fait que la femme, nommée Amy (incarnée par la fascinante Rosamund Pike), a vu son enfance toisée d’une célebrité fictive au travers d’un personnage de livres pour enfants appelé “Amazing Amy”, créé par ses parents.

Cette “Amazing Amy” est, en quelque sorte, une version infantile et parfaite de la véritable Amy (un peu à la sauce de la célèbre série de livres “Martine va à la plage”, “Martine fait une tarte”, “Martine n’y comprend rien à la réforme des retraites”, etc…).

 Pour la faire courte, la véritable Amy (Rosamund Pike donc) est plus ou moins célèbre et riche grâce à son personnage fictif. Attention, retenez ce point car il va revenir plus tard dans l’analyse.

 De l’autre côté, on a Nick (Ben Affleuuuck !), un écrivain plutôt bien fichu, avec une belle gueule et qui à l’air de bien se démerder avec les femmes.

Nos deux protagonistes se rencontrent, se marie et puis un jour, PAF ! Amy s’évapore et Nick est accusé de son crime. On ne sait pas si c’est lui qui l’a vraiment buté. Tout cela reste bien flou… Mmmmmmmh… Je n’en dirai pas plus (sauf si tu me donnes un Schoko Bon).

Bref, dans l’analyse que je t’ai concocté, ce n’est pas tant le côté thriller du film qui nous intéresse mais bien le fait que Gone Girl, bien qu’il reste une fiction, dépeint le mariage d’une manière très intéressante, en soulignant particulièrement le concept de renoncement (lis l’article correspondant si tu ne sais pas encore ce que c’est !) et la déception envers notre partenaire lorsque celui-ci a bafoué nos attentes et nos rêves.

Le métrage dépeint avec brio l’évolution du couple, d’un début de relation idyllique à ce moment fatidique où la relation se délite. Il insiste particulièrement sur le contraste entre la passion et sentiment d’invincibilité qui nous animent dans les débuts amoureux, à la routine et les épreuves qui finissent toujours par nous rattraper (lorsqu’on n’y prend pas garde !).

Les deux personnages finissent par s’attèler à développer une haine l’un envers l’autre.

Enfin, je ne vais pas m’attarder plus sur le scénar, sachant que tu as probablement déjà vu le film.

Donc si tu veux bien me suivre, on est parti pour examiner toutes les leçons que nous apporte le film !

J’espère que tu t’es préparé un bon café…

 Leçon 1 : Le début d’une relation est souvent idyllique. Mais ça tu le sais, non ?

La première leçon que nous apporte le film est évidente. Tout le monde le sait mais peu de gens y réfléchissent vraiment sur le long terme. Cette leçon est qu’une histoire d’amour fraîchement naissante nous paraît souvent idéal, au point de souvent nous donner, au bout de quelques mois, ce sentiment exquis d’avoir enfin trouvé la bonne personne.

Hé oui ! Forcément ! Tout nous paraît tellement beau et léger que notre esprit finit par nous embrouiller.

Concernant Nick et Amy, ce passage dans le film est montré de manière relativement courte mais retranscrit de manière évidente le bonheur et la sensation qu’éprouve un couple fraîchement formé. Entre envie sexuelle exacerbée, conversations drôles, sensuelles, bien huilées et plans sur la comète, nos deux protagonistes suivent le chemin classique de l’idéalisation de l’autre à l’aube de leur relation.

On le voit, à plusieurs reprises, Nick ne cesse de répéter qu’Amy est formidable, “amazing“, compréhensive, forte et qu’en plus de cela, elle possède un “world-class vagina” (un vagin de première classe, quand même !). De son côté, à travers son journal intime, Amy révèle également qu’elle a rencontré en la personne de Nick, un mec parfait, drôle, cool et beau, qui a tout pour plaire. Elle lui révélera d’ailleurs qu’elle “l’aime vraiment beaucoup” lors d’un cuni plutôt maîtrisé (très bon jeu d’acteur de la part de Benny).

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Le coup de la neige enfarinée dans la ruelle. Quel lover, ce Ben !

Cette partie du film est cruciale pour notre analyse car elle démontre ce que nous sommes tous dans les débuts : des séducteurs/séductrices qui donnent tout pour convaincre l’autre, en nous montrant sous notre meilleur jour. Et dans cette dynamique amoureuse naissante, tout nous paraît presque trop beau pour être vrai. C’est sûrement parce que c’est souvent le cas…

On sort le grand jeu au départ, en s’investissant un max et en faisant le plus d’efforts et de compromis possible. On fait des trucs qui ne nous ressemblent pas, comme aller au musée ou une expo d’art moderne (bitch, please…).

Bien sur, certaines personnes arrivent à être authentiques et vraies, même au début. Mais franchement, on est jamais vraiment à l’aise ou 100% honnête avec nous-même dans ces situations.

Pour l’anecdote, j’ai un jour discuté des débuts de relation avec une amie. Celle-ci me mentionnait un fait assez amusant et relativement vrai (en tout cas pour moi). Il s’agissait du fait que lorsqu’un homme invitait une femme au cinéma pour un rendez-vous, il faisait tout pour chercher le meilleur film à aller voir. Comme si la qualité du film aller intrasèquement influencer la qualité du date avec la femme. Cela confortait mon idée que l’on essaye, inconsciemment ou pas, de mettre le paquet dans les starting-blocks.

Comme le dit si bien David Fincher dans la citation affichée plus haut, on veut toujours que l’autre dise ce que l’on a envie d’entendre lorsqu’on le cotoie pour la première fois. C’est comme cocher des cases dans la liste de qualités et critères recherchés dans notre hypothétique âme soeur idéale. On veut que l’autre démontre sa valeur et voir si elle est en adéquation avec la notre.

Est ce que ce mec aime les animaux ? Ou est-ce qu’il est chasseur ?

J’espère que cette fille aime les disque vinyles et la variété française comme moi… Si elle écoute de la techno pop, c’est mort…

Autant de questions qui se doivent de trouver leurs réponses respectives aussi vite que possible. Parce qu’au final, on n’a pas de temps à perdre dans cette vie qui défile. On veut tout, très vite. Et trouver notre moitié, c’est clairement loin d’être facile. Alors il faut rentabiliser son temps. Rentabiliser les applis de rencontre, les dates, le temps et l’argent dépensés…

Cependant, personne n’aime perdre son temps. Alors on carotte sur la marchandise avancée. On se montre un peu plus ceci, on dit qu’on aime faire un peu de cela. Au final, ça ne fait de mal à personne ! Tu te laisse croire que ce n’est pas grave de dire que toi aussi, tu adores l’escalade à ce mec vraiment canon, alors que la dernière fois que tu en as fait, c’était lors de la destruction du mur de Berlin… Haha !

Bref, on essait de trafiquer l’opinion et la vision que l’autre à de nous afin que celui-ci ne se dise pas qu’il perd son temps à prendre un Mojito à 15 euros sur la place de la Bastille. Le problème en faisant cela, c’est qu’on court-circuite le jugement de l’autre quant à son critère de renoncement.

En effet, si l’autre décide de ne pas continuer à rencontrer d’autres personnes afin de prolonger sa relation avec toi, il/elle renonce à découvrir des gens qui seront potentiellement plus compatibles avec lui/elle que toi ! Mais si tu mens sur ce que tu es réellement prêt à investir en terme de temps et d’efforts dans la relation, tu vas te prendre un méchant retour de bâton, ma caille !

Mais où est le problème, tu vas me dire ?

Le problème c’est que 95% d’entre nous trafique nos véritables personnalités au départ. Car ta véritable personnalité, c’est celle que tu auras après 15 ans de relation passée avec la personne. Pas après 10 minutes !

C’est pourquoi, par la suite, on finit souvent par découvrir le vrai visage de notre moitié, trop tardivement.

Mais ne sautons pas en conclusions hâtives. Il y a avant la chute, une autre phase qui est d’autant plus fatale (j’aime bien les hyperboles).

C’est celle où on se dit :

“Nous, c’est pour la vie, hein ?”

Leçon 2 : “Dis-moi qu’on ne finira jamais comme ces autres couples…”

   “… qui finissent par se haïr.”

Tirée du film, cette phrase est celle prononcée timidement par Amy à Nick losque les deux compagnons viennent de perdre leurs jobs respectifs. Ils se retrouvent donc dans une situation précaire, en duo.

C’est clairement une épreuve difficile qui va venir introduire les premières fissures dans leur relation. Sans le voir, les deux partenaires vont continuer naïvement de croire qu’ils sont toujours sur la même longueur d’onde, leurs sentiments originels étant toujours plus ou moins présents.

Mais toi, le spectateur, tu ne vois pas encore le problème à ce stade du film. Pourtant, tu aurais dû voir que l’insécurité de leur couple commençait à pointer le bout de son nez !

À force de lire des articles sur Captain feeling, je te pensais plus dégourdi(e)e ! Mais tes sens vont s’aiguiser, j’en suis sûr.

OK, OK ! Je vais tenter de t’expliquer cette deuxième leçon issue du film, puisque tu insistes tant.

Pour moi, la phrase d’Amy citée ci-dessus illustre ce que j’appelle le syndrome de belle naïveté de couple .

Oui, j’aime bien inventé des syndromes à la con. Ca me fait passer le temps ! Bref…

L’explication express de ce syndrome est la suivante :

Autant ne pas se leurrer, nous avons tous un jour pensé,  étreint par notre ardent amour mutuel, que notre relation était plus solide et plus belle que celles vécues par le reste des gens. 

Ou à défaut, nous pensons que nous sommes plus forts et plus soudés, que rien ne peut nous arriver malgré le temps qui passe et les potentielles épreuves de la vie…

En tout cas, nous aimons nous le laisser croire et nous le répéter. Et c’est tout à fait normal. C’est sain et bénéfique pour ton couple. Il faut se le dire et se le rappeler souvent.

Avoue que ça t’es déjà arrivé de penser ça. On est entre nous.

Avoue que tu as déjà sorti au moins une fois, à une personne que tu as aimé ou que tu aimes encore :

“On est plus fort que ça, tous les deux. On vaut mieux que ça. On ne finira pas comme ces couples. Ô, grand Dieu, non !

Je te promets qu’on regardera encore The Walking Dead ensemble dans 20 ans !”

 Tu peux nous le dire, personne ne te jugera !

OK. Tu l’a avoué ? Bien mon tintin !

Du coup, toi aussi, tu as baigné (ou tu es encore dedans) dans la belle naïveté de couple (BIM ! J’ai replaçé le même lien sans que tu t’en aperçoives).

Le truc, c’est que tes deux pires ennemies sont le temps et la routine. Et non, ne me la fais pas à l’envers en me sortant que “la routine, c’est bien, c’est relaxant et vital dans un couple”.

Je parle de la routine qui t’accable quand tu rentres lessivé(e) le soir du boulot, de celle qui s’ajoute peu à peu à tes soucis quotidiens, te faisant monter ton niveau de stress, petit à petit.

Celle qui fait que tu écoutes de moins en moins ton partenaire à force de ressasser ce truc que tu dois faire demain, au taff, et de la tonne d’emails qui t’attend alors que tu n’aura même pas pu te verser une goutte de café dans le gosier. 

Du coup, on a tous tendance à sous-estimer la durée (que dis-je, l’éternité !) et la difficulté que nous allons endurer 

Avec cette routine, on se dirige lentement vers la leçon numéro 3.

Leçon 3 : Ton naturel va toujours revenir au galop. Tu ne peux pas battre le temps.

J’adorais l’idée de ce couple, Nick et Amy, suffisamment honnête pour que l’un finisse par dire : «Je n’ai plus la force de continuer à prétendre être cette personne qu t’a séduite il y a des années. J’arrête, c’est fini, je laisse tomber. »

Mais chez l’autre, ça ne passe pas : « Non, non, tu m’as fait une promesse et je vais faire en sorte que tu la tiennes »

Le serment de l’amour éternel, la fin de cette illusion, la difficulté de préserver les apparences, tout ça créait une dynamique très intéressante d’un point de vue dramatique.

David Fincher (à propos de Gone Girl)

Aaaaaah, ce moment où tu sens que tu te relâches mais que c’est plus fort que toi. Pour les mecs, ça commence par trainer en caleçon dans l’appartement en buvant des binouses, devant le match de foot ou les jeux-vidéos. Tu prends un peu de poids (voir beaucoup) car finalement, tu es déjà en couple… À quoi bon faire encore des efforts. C’est pour la vie, après tout ! Aucune chance que ma copine me quitte…

 Et pour les femmes, c’est fini la nuisette et les dessous affriolants pendant la nuit. Place au pyjama bien pépère. Et puis à quoi bon aller au cours de fitness… Ton mec prend un peu de poids, donc tu as le droit aussi, non ?

Nick en fait les frais dans le film. Quelque temps après avoir perdu son boulot, il commence un peu trop à se vautrer dans le canapé pour jouer à Call of Duty en mangeant des Monster Munch (ou des Cheetos, c’est la même merde !). Amy essaye de lui envoyer quelques signaux, parfois assez évidents, pour qu’il commence à se bouger mais le bougre n’en fait qu’à sa tête. Il ne voit plus l’intérêt de satisfaire les désirs et demandes de sa compagnes. Il l’a prend trop pour acquise. De son côté, elle finit peu à peu par perdre l’admiration pour son partenaire ! 

 Au fil du temps, Amy construit du ressentiment envers Nick car celui-ci ne remplit plus son contrat de mari beaugosse et qui se prend en main. En gros, Nick a menti sur la marchandise au moment de leur mariage, comme le font beaucoup de mecs ! Quand je dis “mentir sur la marchandise”, j’entends par là que nous, les mecs, ont a trop tendance à se laisser aller à la longue et à ne plus faire beaucoup d’efforts pour notre femme.

La plupart des mecs bafouent le choix de leur femme et finissent par ne plus cocher les cases qui avaient fait qu’elle avait finit par renoncer à voir d’autres hommes ! Ils oublient que les femmes ont beaucoup plus de choix qu’eux et souvent des prétendants qui leur font sans cesse la cour, même lorsqu’elles sont en couple (il y a toujours le back-up guy qui traîne dans les parages ! Ce que l’on appelle en français, le mec de secours !).

En effet, une femme sur deux aurait ce mec de secours sous la main et c’est souvent gars qu’elle connaît depuis plus de 7 ans ! C’est énorme !

Je discutais avec un ami collègue hier, approchant la cinquantaine. Il est avec sa femme depuis plus de 15 ans et tout se passe bien. En plus de ça, il fait des rotations sur plateforme pétrolière un mois sur deux donc il ne voit sa femme et ses enfants que 6 mois par ans. On parlait de relations amoureuses et il me disait que la plupart des couples de son entourage se séparaient après un paquet d’années de mariage et des enfants à charge. Ensuite, il m’a raconté à propos de sa propre famille.

En entendant ce mec, je comprenais que ça coule de source avec sa bien-aimée. Il était toujours ultra investi dans sa relation ! Il me disait que même en étant sur plateforme, perdu au milieu de l’océan Atlantique dans les eaux nigériennes, il appelle sa femme tous les jours et continue de commander des bouquets de fleur sur Interflora pour les faire livrer à sa dulcinée à leur maison en Bretagne. Il continuait de l’inviter au resto par surprise en aillant laisser les enfants aux grand-parents.

Combien de mecs font encore ça de nos jours, après 15 ans de mariage ? Combien font vraiment l’effort de tenter de maintenir ou remonter l’admiration que leur femme à envers eux ? Combien finissent par faire comme Nick dans Gone Girl et s’affaler sur le canapé tous les soirs pour regarder “Un dîner presque parfait” ou le foot ?

On prolongant la discussion avec mon ami, celui-ci me faisait justement part d’une conversation qu’il avait eu peu de temps avant avec un autre type qui travaille sur la même plateforme que lui. En bref, sa discussion donnait à peu près ça :

Mon ami : “Hop, et voilà. Un bouquet de fleur commandé et envoyé à ma femme.” (Je caricature un peu, je ne sais plus le début exact).

Son collège : “Un bouquet de fleur ? Pourquoi, c’est son anniversaire ?”

Mon ami : “Non…”

Son collège : “Alors c’est votre anniversaire de mariage ?”

Mon ami : “Non plus…”

Son collègue : “Bah pourquoi tu lui offres un bouquet ???”

Mon ami : “Bah juste pour lui montrer que j’ai une pensée pour elle. Même si je l’appelle tous les jours, ça lui fait toujours plaisir ! Et toi, ta femme, ça va ?”

Son collègue : “Pas trop. C’est pas le top. Elle a de plus en plus de mal à supporter les séparations d’un mois sur deux. Elle ne se sent pas bien.”

Mon ami : “Alors fais comme moi ! Tu lui commandes un beau bouquet de fleurs par internet et tu lui fait livrer chez vous. ca lui fera super plaisir !”

Son collègue : “Ouai, t’as raison, je vais faire ça !”

Le mec a fait ça et sa femme était ravie et au moins heureuse pour quelque temps (même si ça ne réglera jamais le problème de la distance). tout ça pour dire que certains gars ne se rendent même pas compte de l’utilité de montrer qu’ils continuent de penser à leur femme ! Pour eux, ça coule de source et une fois qu’ils sont bien installés en couple, ils ne voient même pas le besoin de se comporter comme dans les premiers moments de relation, c’est-à-dire de mettre le paquet pour séduire !

Grave erreur qui leur coûte souvent très cher ! Car mentir sur la marchandise est une chose qui va t’être fatale. Les femmes ne pardonnent pas avec le mensonge sur la marchandise, mec !

On le voit bien dans le film, Nick finit même par ne faire que “baiser” Amy comme une poupée gonflable, sans la moindre once de volonté de lui donner réellement du plaisir ou de la faire jouir. Il veut juste se vider les cou*lles et reprendre sa partie de Call Of Duty sans avoir à payer le prix de l’effort. Il veut le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la cremière ! Le con ne voit pas ce qui va lui arriver dans la tronche car il n’a pas lu d’article sur Captain feeling ! Grave erreur, gars !

Amy va d’abord commencer à faire payer à Nick son mensonge sur le long terme via un harcélement moral bien dosé, avec des petites piques par ci, par là, des reproches en veux-tu, en voilà, pour bien lui faire comprendre qu’il a merdé en passant de l’état de mec cool & bon coup à celui de grosse larve qui mange ses Cheetos goût bacon et réglisse.

Cette étape est souvent celle qui se déroule en réalité. Les femmes commencent à construire du ressentiment (bonne référence avec ce cas expliqué par Stéphane Edouard sur son site) envers le mari, accumulant des petits détails énervants et frustants, dont la somme va inévitablement faire en sorte qu’elle pourra partir sans aucun regret en tête et sans se retourner.

Pour ne faire qu’empirer les choses, Nick va même finir par malencontreusement violenter Amy en la poussant à terre lors d’une de leur énième dispute. A ce stade, Amy comprend qu’elle va avoir à sortir l’artillerie lourde pour bien lui faire regretter son geste.

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Ca, c’est le moment où ça commence à tourner méchamment au vinaigre pour lui.

Plus tard, Amy découvre que Nick a une maîtresse incarnée par Emily Ratajkowski (bon, je le pardonne… haha ! Même si Rosamund Pike est plus raffinée !). Cela explique donc en partie pourquoi Nick ne s’intéressait plus trop à sa femme (et ne faisait plus que couchait avec elle de temps à autre, en mode mou du genou).

C’est pourquoi elle va carrément passer à la vitesse supérieure, d’une manière drastique ! Elle va faire en sorte de s’évaporer tout en faisant croire à son meurtre. Evidemment, toutes les preuves vont coincider vers le fait que Nick est l’auteur présumé de sa mort ! Le pauvre mec se retrouve donc du jour au lendemain sans femme et suspecté d’un homicide, avec un tas de féministes et de femmes au cul (bah ouai, Amy est célèbre donc ça ne passe pas incognito !).

Bien entendu, cela n’arrive pas dans le monde réel mais c’est un bon cas d’école. Dans la réalité, les femmes se contentent souvent de demander un divorce et la garde des enfants pour bien faire comprendre au mec qu’il a chier dans la colle. Cela peut aller très loin ! Très très loin ! Voir par exemple l’histoire de ce mec pété de tune (genre 500 millions d’euros) qui s’est jeté d’une fenêtre après un divorce hors de prix avec sa femme qui voulait littéralement lui prendre le plus possible de tune (une pension de 35 000 euros par mois ! T’imagines !!! La femme lui a fait payer sévère !).

Bref Nick mange sévère pendant tout le reste du film, tentant tant bien que mal de se dépêtrer de ce coup monté par sa femme. Tout ça parce qu’il a laissé son naturel revenir au galop ! Ne fais pas la même erreur…

Je voudrais également et brièvement mentionner un point intéressant concernant la seconde partie du film. On peut y voir qu’Amy, dans sa fuite secrète, tombe elle aussi son masque de femme modèle et propre sur elle pour laisser place à une Amy débraillée et sans make-up (donc plus naturelle).

C’est assez intéressant car le contraste entre la Amy du début (femme mariée et bien rangée) et la Amy de la suite souligne bien la pression et les efforts que les femmes fournissent dans leur couple et la société pour rester attirantes et bien comme il faut. En effet, en tant qu’homme, la Amy de la seconde partie n’est clairement pas sexy et ne fait pas féminine pour un sou car elle abandonne tout artifice (fringues trop grandes, sans maquillage, comportement de mec).

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Le vrai visage d’Amy en mode vengeance. Fini la femme modèle.

Conclusion (Sérieusement ? Conclusion comme sous-titre ? Pouah…)

Voilà, il est temps de conclure cet article. En me renseignant sur le film, j’ai découvert que le réalisateur lui-même voulait insister sur l’évolution sociale et humaine d’une relation amoureuse. Dans cet article, David Fincher mentionne que le livre (et donc le film) donne “un point de vue très original sur le mariage” et qu’il retranscrit “une bonne explication au fait qu’un nombre considérable d’unions se terminent mal.” 

Je sais que certaines personnes (comme ma meilleure amie) n’ont pas du tout vu le film sous cet angle et n’ont apprehendé que la partie thriller. Du coup, ils n’ont parfois pas saisi la véritable moelle sociologique et le but ultime de la réalisation (comme mentionné au dessus par le réalisateur).

Le film, s’il n’est vu que comme un simple thriller psychologique, n’est pas totalement passionant. En revanche, tel que je l’ai expliqué tout au long de cet article, la facette “évolution du couple des débuts jusqu’à sa décadence” est superbement retranscrite, avec une ambiance vraiment travaillée (surtout l’ambience musicale, mais c’est un autre débat !).

4 Commentaires

  1. SophieT

    J’inaugure les commentaires pour dire que je trouve le concept de l’article vraiment sympa. Continue comme ça ! J’avoue que je n’avais pas vu le film sous cet angle mais je suis assez d’accord avec l’interp que tu en fais ! Cheers !

    Réponse
  2. Feline1

    Je suis assez d’accord avec l’analyse du film, bien qu’Amy reste relativement une tarée quand même :yahoo: ! J’aime bien, continue sur les films, c’est sympa et ça permet d’avoir un nouveau point de vue.

    Réponse
    • CaptainFeeling

      Re Feline !

      Merci pour ton retour :good: !

      Je compte en faire davantage. J’ai quelques films en tête déjà.

      Cheers !

      Réponse

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